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Julie Massicotte || du rire aux larmes

Le Rêveur

Julie Massicotte, née pour chanter

Petite fille, Julie Massicotte savait qu’elle voulait être chanteuse. À onze ans, elle commence à suivre des cours de chant. Quelques années plus tard, elle participe et gagne à Cégeps en spectacle et se rend en finale au Festival de la chanson de Granby. Et depuis, elle chante. Mieux : elle gagne sa vie en chantant.

Elle dit d’elle avec humour : « je suis la plus connue des inconnues ». Si on ne la (re)connaît pas encore, on connaît déjà sa voix : elle a enchanté la télévision en glissant sa voix dans des publicités, des séries et d’autres célèbres émissions. Julie Massicotte s’amuse de son parcours atypique : « j’ai commencé en grand dès le départ! Mon premier show à Montréal, c’était au Spectrum! » Loin de s’encombrer d’un plan de carrière, lumineuse cigale plutôt que terne fourmi, elle choisit de chanter, chanter à tue-tête, été comme hiver : « la scène, c’est là où je suis à ma place », dit celle qui a chanté sur les plus grandes. Interprète sensible et généreuse, on a dit d’elle que sa voix est si belle qu’elle mérite les plus belles chansons. Elle se les offre, en chantant avec les plus grands du petit monde de la chanson.

L’important, c’est la rencontre

Sa carrière, elle la construit sur des rencontres humaines, artistiques, toujours déterminantes. C’est ce qui la motive, ce qui l’allume : chanter.

Chanter avec Ginette Reno devant la Reine d’Angleterre à Toronto en 2002, avec Claude Dubois pour sa Fête aux Francofolies de Montréal, avec les amies Maurane et Nadja, toujours complices et solidaires, chanter À New York les tounes de Joe Dassin en français devant un public de Russes (!), chanter à Los Angeles, San Francisco ou Osaka, chanter sur les plaines d’Abraham pour le spectacle Paris – Québec, croiser Francis Cabrel, Robert Charlebois, Hélène Ségara… Chanter avec le ténor Marc Hervieux lors de sa vaste tournée au Québec en 2010-2011. Julie Massicotte collectionne les expériences comme d’autres les souvenirs, ce qui lui donne une aisance scénique et une maitrise vocale remarquables.

Étape essentielle dans son parcours, l’album Rire aux larmes sort en octobre 2011. « C’est le fruit d’un long cheminement, je n’étais pas prête avant », avoue-t-elle. Un album construit tout en complicité avec une équipe formidable, chapeautée par le réalisateur Toby Gendron (Lapointe, Ferland, Leloup, Ariane Brunet…). « On souffle dans mes ailes », dit-elle joliment. Et puis, à force d’y croire, ça arrive.